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# W14-L'imagination à grande échelle

La semaine dernière, j'ai participé à une discussion produit sur la baisse des coûts du paiement B2B. Les idées de Zhiyuan m'ont inspiré quelques réflexions.

Nous cherchons trop facilement des solutions à l'intérieur du B2B. Pour réduire les coûts, nous forçons les outils disponibles à fournir une réponse, souvent avec peu de levier, comme l'analyse de données ou le marketing. Est-ce vraiment la priorité de notre étape actuelle ? Ou les utilisons-nous simplement parce que nous les avons et qu'ils semblent sophistiqués ? Deux leçons précises. D'abord, profiter des forces existantes. Construire notre paiement de zéro exige-t-il de tout porter seuls ? La reconnaissance de la marque Meituan Pay et l'éducation des utilisateurs peuvent s'appuyer sur le grand public. Ensuite, accumuler du potentiel. Les fonds B2B se distinguent surtout parce qu'ils tournent autour des règlements. C'est une immense ressource que nous exploitons mal. Pour augmenter le paiement par solde, il faut accroître les règlements vers le portefeuille. Sortons du paiement pour chercher en amont : davantage d'argent sur le compte rendra naturellement plus fréquent le paiement par solde. Retenir plus de fonds semble relever du portefeuille, mais si le B2B en a besoin, il peut le promouvoir. Cela profite à toute l'activité marchande, favorise les conversions vers Shengyibao et améliore la circulation fermée des fonds. On peut même ramener dans le portefeuille des usages de prépaiement des équipes métier, pour convertir directement le solde en consommation. Le potentiel est grand.

Le fond du problème est notre niveau de réflexion, notre imagination d'ensemble et notre capacité à dessiner une vision. *Vers l'innovation autonome* défend l'idée qu'il faut d'abord être autonome pour innover. Le livre étudie quarante ans d'automobile chinoise autour de 2000. Pourquoi les vingt premières années, avec guides et enseignants, ont-elles peu réussi, alors que les marques propres ont émergé dans les vingt suivantes sans cette tutelle ? Aussi mauvaises soient les bases, il faut savoir ce que l'on a et ce qui manque. Savoir dessiner entièrement la destination détermine la réussite. C'est une différence majeure entre KPI et OKR. Les KPI permettent d'exécuter un quota dans un délai sans connaître l'image finale. Les OKR exigent de comprendre celle du responsable et des partenaires, puis de les aider à l'atteindre.
